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Chroniques de la semaine - II


"La possibilité d'une liberté III" - Exposition Aussi loin que le tumulte m'emporte


“ Interroger la vie et l'expérience, immédiatement.“ Antony Gormley - "Critical mass" exposition au Musée Rodin

Ce sont sur ces mots que se finit gentiment la semaine. Je reprends les pages de mon carnet que je noircis quotidiennement pour y déceler des avancées notoires! Oui, cela avance, inexorablement, parfois ça recule, dangereusement : la vie !

Quitter une addiction et en guérir, au-delà de son aspect bienfaiteur comme ça sur le papier, est une longue, très longue période où aucune certitude de fin n'est envisageable. Toujours ce temps, qu'il fait, qu'il faut : "on ne peut pas faire l'économie du temps". Alors j'utilise ce temps, que j'ai encore, pour raviver des options oubliées, délaissées. Cette semaine, donc, j'ai imaginé une série de petites œuvres originales encadrées à petit prix. pour vos futurs cadeaux ou pour votre collection. ACTION ! www.adelap.com/tirages



Autre addiction : "A quel besoin correspond chaque cigarette que je fume ?"

ACTION, rendez-vous avec une addictologue. Dans la salle d'attente, trois femmes dont je fais partie ! On discute avec la médecin du centre d'addictologie sur notre consommation et la récompense que nous croyons nous donner en fumant toutes ces cigarettes. Je nous regarde, nous, femmes. Sur nos visages la surconsommation, depuis tant d'années, se lit : nous sommes marquées plus que de raison, nous semblons plus fatiguées, plus cernées… L'une parle de sa toute puissance et de son vœu irréprochable d'être parfaite en étant une bonne mère, une bonne épouse, une femme féminine mais le tabac lui semble aujourd’hui décadent… L'autre femme plus âgée est en burn-out, elle reste silencieuse. Moi, je raconte comment j'ai réussi à arrêter de fumer 5 ans avant d'avoir mon second enfant en fumant clopes sur clopes avec les patchs et l'overdose de nicotine qui s'en ai suivie, ce qui m'a permis un matin de ne plus fumer… mais 5 ans plus tard de me jeter sur une cigarette pour me semblait-il apaiser un moment difficile.


Oui, une addiction : terrible forme de suicide personnalisé. Pour y mettre un terme, il s'agit d'imaginer le sevrage de ces toxicités qui ont fait parties de notre vie pendant un certain temps. Une désintoxication s'enclenche où nous n’avons d’autre choix que de puiser au fond de nous la force pour chercher et trouver des solutions et des substitutions bienfaitrices pour ne plus y retourner, pour ne pas sombrer de nouveau… Tout un programme ! Une lutte acharnée ponctuée d'échecs, de reprise de conscience, de douleurs, de souffrance, d'incompréhension, de manque, de tristesse…

Une addiction de quelque nature qu’elle soit est dévastatrice, elle est un excès de quelque chose qui nous est nocif dans notre vie quotidienne et qui nous isole aussi. On y laisse notre peau, notre être, on en meurt à plus ou moins long terme. Ce que j’ai cru comprendre c’est qu’il faut s’entourer de gens et de choses qui nous font du bien. S’éduquer, comprendre, se retrouver, être bienveillant avec nous, même si l’on flanche parfois, c’est une rééducation ! Je veux comprendre, alors je me documente, je lis beaucoup, je parle aussi beaucoup ! Quand le sujet sera épuisé, je passerai enfin à autre chose. Il faut du temps !!

Et puis la vie nous remet devant nous l'objet toxique quand nous allons de mieux en mieux comme pour nous dire "Alors, tu as compris ? ou on t'en remets une couche pour que tu comprennes ?". A ce moment périlleux, soit tu replonges, soit tu prends la fuite… 

J’ai appris la fuite !



Plus légèrement, cette semaine j'ai reçu le livre des 10 ans de Paloma / SMAC de Nîmes Métropole où sont publiées quelques images que j'ai prises lors du Festival This Is Not A Love Song revoir ces images m'a fait du bien, parceque même si je me méfie des groupes et des rasssemblements en tout genre, la liesse créée par la musique est exceptionnelle !

Nous sommes lundi matin, une nouvelle semaine commence ! ACTION !

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